Thursday, November 22, 2007

Le Logement des étudiants internationaux à Dunkerque, réaction à l'article de "La Voix du Nord" d'aujourd'hui.

C’est avec circonspection et étonnement que nous avons pris connaissance de l'article de la Voix du Nord du 22 novembre relatif au logement des étudiants étrangers à Dunkerque et notamment de l’interview de Monsieur Henri LOORIUS, Adjoint au Maire de Dunkerque et Vice Président de la Communauté Urbaine de Dunkerque chargé de l’habitat.

Sans remettre en cause les efforts déployés par l’Université du Littoral pour tenter d’accueillir dans les meilleures conditions possibles les étudiants venus d’ailleurs, il est tout à fait évident que la question du logement des étudiants étrangers n’a jamais constitué, pour aucun des acteurs institutionnels du logement, une véritable préoccupation. Pire, ce dossier est tabou. Et ce n’est pas Monsieur Henri Loorius, Adjoint tout puissant, qui pourra dire le contraire.

En 2002 et alors que l’association « CEFIR » s’apprêtait à installer une Maison de l’Etudiant Etranger avec à la clé une vingtaine de studios, il a tout fait pour empêcher son installation.

Ce qui frappe, et la journaliste Camille RAAD y fait mention dans son article, c’est la répulsion que suscite chez Henri Loorius le terme même « d’étudiants internationaux ». Il récuse dans les termes mais aussi dans les faits, tous ce qui pourrait, à un moment ou un autre, constituer une réponse concrète à ce problème particulier et l’exemple du Cefir en témoigne.

Cela est vrai pour les étudiants étrangers mais cela est également vrai pour les dunkerquois de longue date dont le patronyme exotique empêche toute idée même de mobilité résidentielle.

A l’heure où l’on s’interroge sur l’attractivité de notre territoire et alors que certaines régions européennes redoublent d’efforts pour faire venir à elles des étudiants du monde entier pour doper leur croissance et leur performance, nous sommes une fois de plus à la traîne refusant, sous des prétextes fallacieux et parfois douteux, de mettre en œuvre une politique d’accueil innovante et ambitieuse dont notre territoire pourrait pourtant tirer partie.

Il est grand temps que l’ensemble des acteurs du logement se saisit de cette question et qu’enfin la Communauté Urbaine sorte de sa réserve pour décider une fois pour toute d’une politique claire et concrète en faveur d’un meilleur accueil des étudiants internationaux.

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