
HOMMAGE AUX TIRAILLEURS
CIMETIERE MILITAIRE DE ZUYDCOOTE
11 NOVEMBRE2006
Nous sommes venus cet après midi honorer les soldats morts pour la France. Chacun d’eux méritent une immense reconnaissance.
Dans la boue des plaines de notre pays, ils ont sacrifiés leur vies pour toutes les générations qui les ont suivies. Parmi ces soldats, certains venaient de très loin. C’est aussi pour eux que nous sommes ici.
Les Tirailleurs d’Afrique, du Sénégal et du Maghreb se sont battus par dizaines de milliers, pour permettre à chacun d’entre nous de vivre sur une terre libre. Ce jeudi, nous avons, ensemble, écouté des survivants de la prise de Monte Cassino ou de la Bataille des Vosges. Dans une émotion palpable, ils nous ont parlé du calvaire vécu lorsque, remontant l’Italie la Provence ou l’Alsace, ils ont fait face avec courage aux lignes ennemies.
« Les balles allemandes ne choisissaient pas leurs victimes » nous ont-ils dit.
Français de métropole ou d’Afrique, Fils d’Algérie, du Maroc, de Tunisie ou du Sénégal, ils étaient là pour la France et sont morts pour elle.
En ce 11 novembre, nous avons voulu témoigner et honorer nos pères et nos grands-pères qui, en sandales, ont bravé le froid de notre région pour une certaine idée de notre pays. A Zuydcoote, 131 d’entre eux sont enterrés. Ils n’ont pas toujours été reconnu comme ils auraient dû l’être et le Tirailleur Mahmadou SARR nous a rappelé qu’aujourd’hui encore, sa pension totale ne lui est toujours pas versée et qu’il aura perdu 48 ans d’arriérés qui ne percevra probablement jamais.
Notre pays n’a pas été à la hauteur du sacrifice de ces Tirailleurs. Ils nous l’ont dit et nous le redisons ici.
Ce jour est une occasion pour le redire sans émoi et sans rancœur car les Tirailleurs, dignes et grands, nous ont montré la voie et nous la montre encore aujourd’hui.
Ensemble et près de 80 ans après l’Armistice, réunissons nos forces pour donner à notre pays un nouvel élan, de nouvelles raisons d’espérer.
Nous sommes les enfants, filles et fils de la République. Revenons à elle et faisons d’elle une réalité vivante .
C’était le message de ces hommes, ne les décevons pas.